Ce projet est financé par l’ Union européenne

2018
Partie contractante
OXFAM Royaume-Uni
Durée anticipée
04/2017 – 03/2020
Partenaires/Bénéficiaires
Oxfam Royaume-Uni – Bénéficiaire principal /Coordinateur
Association palestinienne pour le développement de l’agriculture (PARC) - Bénéficiaire
Amis de l’Environnement en Palestine (PEF) - Bénéficiaire
Oxfam Novib - entité affiliée à Oxfam Royaume-Uni

Budget
2 176 375 €
Zone cible
Gouvernorats de Rafah et de Khan Younis, Gaza
Population cible
D’ici à mars 2020, près de 213.124 habitants de Rafah, dont 49% de femmes et 41% de bébés et d’enfants jeunes, bénéficieront de cette action. Plus précisément, l’intervention appuiera directement 650 individus (dont 49% de femmes et 51% d’hommes), notamment des éleveurs de bétail et leurs enfants, des comités au sein de la communauté et des organisations regroupant les parties concernées.
100 agriculteurs (50 hommes et 50 femmes) seront directement ciblés au cours de cette action.

Contexte :

Le rapport récent de l’Autorité palestinienne de l’eau (PWA) révèle une chute brutale et massive du niveau des nappes aquifères  en-dessous du niveau moyen de la mer (MSL), occasionnant l’intrusion de l’eau de mer. Les mesures effectuées démontrent l’existence d’un cône de dépression important dans le gouvernorat de Rafah d’environ -19m sous le MSL, ce qui représente le plus important déclin du niveau de l’eau dans la bande de Gaza.  Selon le ministère de l’Agriculture palestinien (MoA), dans la bande de Gaza, la surface totale de terres cultivées a augmenté de 189 000 dounams en 2012 à 201 000 dounams en 2014 et la consommation d’eau pour les cultures s’élève à 92,7 millions de mètres cubes par an, tandis que les 2,6 millions restants sont utilisés pour le bétail. La demande du milieu agricole excède ainsi les capacités d’approvisionnement en eau, ce qui ne pourra qu’entrainer des conséquences désastreuses à long terme et requiert une action immédiate et des solutions d’urgence.

L’évaluation des usines de traitement des eaux usées dans les régions méridionales de la bande de Gaza (Khan Younis et Rafah) démontre que la modernisation de ces usines de traitement est nécessaire en vue d’atteindre les conditions de traitement suffisantes pour pouvoir réutiliser les eaux usées. A l’heure actuelle, plus de 10 000mpar jour d’eaux usées sont partiellement traitées par les stations de Rafah et rejetées directement dans la mer Méditerranée, dégradant et polluant l’environnement.

Au vu de ces problèmes,  Oxfam et ses partenaires régionaux (les Amis de l’Environnement en Palestine – PEF, l’Association palestinienne pour le développement de l’agriculture – PARC) ont commencé à mettre en œuvre, en avril 2017, une action sur trois ans portant sur la réutilisation des eaux usées traitées pour l’irrigation des terres agricoles dans le sud de la bande de Gaza, financée par la Commission européenne (CE).

Objectifs :

L’objectif général du projet consiste à soutenir des pratiques plus durables en matière d’agriculture et de consommation de l’eau dans la bande de Gaza tout en réduisant les sources terrestres de pollution marine.

Son objectif spécifique consiste à renforcer la gestion intégrée des ressources en eau dans la bande de Gaza en s’appuyant sur des solutions environnementales et agricoles innovantes dans le Sud de Gaza (gouvernorats de Rafah et Khan Younis).

Activités :

Telle qu’elle a été conçue, cette action vise à mettre en œuvre cette approche innovante durablement en s’appuyant sur cinq composants principaux interdépendants :

  1. la conception et la construction de l’infrastructure ;
  2. la participation, la sensibilisation et le renforcement des connaissances du public ;
  3. le modèle commercial ;
  4. la gouvernance ;
  5. l’apprentissage et le partage des connaissances.

L’usine de post-traitement mise en service par Oxfam et ses partenaires régionaux fait partie d’un projet national, comprenant deux autres usines de post-traitement qui seront elles établies par PECDAR (après avoir reçu les fonds nécessaires de JICA) et mettront l’eau à disposition jusqu’en zone occidentale. Le PNUD sera chargé de mettre sur pied un système d’énergie solaire spécial alimentant en électricité trois usines de post-traitement, conjointement avec le MoA, la CMWU, la PWA, le PECDAR et Oxfam. A savoir que le lieu de mise en œuvre a été choisi en vue d’y implanter une autre station d’épuration avec l’appui de PECDAR, en fonction de la disponibilité des fonds.

Résultats :

  1. 200 dounams de terres agricoles fertiles irriguées grâce à la réutilisation des eaux usées traitées, à l’aide d’un système de traitement et d’irrigation des eaux usées innovant et durable ;
  2. l’institutionnalisation de la gestion et la réutilisation des eaux usées traitées par l’élaboration et l’activation d’un cadre de référence juridique et d’un modèle de gouvernance comprenant un système tarifaire durable et équitable ;
  3. l’élaboration et l’activation d’un système de suivi et de vérification sur l’ensemble du cycle de traitement et de réutilisation, de la surveillance des sols à celle de la qualité du produit ;
  4. la conception et l’évaluation d’un modèle de réutilisation des eaux usées traitées pour l’irrigation agricole transposable ;
  5. l’acceptation par les agriculteurs et les consommateurs d’utiliser des eaux usées traitées pour irriguer les terres agricoles.